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portrait-giorgio-morandi

Morandi reading a book.
Getty Images, Mondadori Portfolio. Mondandori Portfolio Premium.

Le saviez-vous...?

Les regards de Morandi

Dans le cadre du projet Didaktika, le Musée conçoit des espaces éducatifs et des activités en complément des expositions, en fournissant, dans les salles comme en ligne, des outils et des ressources pour faciliter l’appréciation et la compréhension des œuvres exposées.

Cet espace éducatif propose un jeu d’observation et d’analyse autour du travail de Giorgio Morandi (Bologne, 1890 – 1964), un artiste dont les peintures s’inspirent d’un intérêt enthousiaste pour l’histoire de l’art. Morandi connaissait les œuvres d’artistes aussi divers que Giovanni Bellini, Giotto di Bondone, Paul Cézanne, Lorenzo Costa, Piero della Francesca, Francisco de Goya y Lucientes, Nicolas Poussin, Pierre Auguste Renoir, Henri Rousseau, Tiziano Vecellio ou Francisco de Zurbarán, à travers ses visites de musées et la contemplation de planches et d’illustrations reproduites dans les livres, mais aussi au gré de ses conversations avec son ami critique d’art et historien Roberto Longhi (Alba, 1980–Florence, 1970).

cezanne

Reproduction of Cézanne’s House with the Cracked Walls in Julius Meier-Graefe. Cézanne
Translated by J. Holroyd-Reece
London: E. Benn; New York
Scribner, 1927. Columbia University Library, New York

MORANDI, PAYSAGE (PAESAGGIO, 1927)

REGARD SUR PAUL CÉZANNE

Morandi passait ses étés dans son atelier de Grizzana, un endroit isolé au milieu des collines de la région d’Émilie-Romagne. Ce cadre idyllique influença son travail, comme on peut l’observer sur ce Paysage de 1927 qui évoque la riche tradition paysagère antérieure à Morandi.

Morandi se remémore son atelier à travers les yeux d’artistes comme Paul Cézanne (Aix-en-Provence, 1839 – 1906). Les contrastes entre les tons verts, gris et marron évoquent La maison aux murs fendus, reproduite dans un livre publié par Cézanne la même année où Morandi peignit cette scène.

Même en noir et blanc, il était facile d’observer les changements rapides de tons à la surface de la toile de Cézanne.

Les reproductions en noir et blanc influencèrent aussi la pratique de la gravure chez Morandi, un média qui lui servit à explorer d’une nouvelle manière les thèmes de ses œuvres. Dans son Paysage de 1927, il emploie cette technique pour contempler son atelier de Grizzana sous un nouveau jour.

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Panoramic view of the city of Bologna (Italy)
Getty Images, Mino Andriani

MORANDI, NATURE MORTE (NATURA MORTA, 1952)

REGARD SUR LORENZO COSTA ET GIOVANNI BELLINI

Les natures mortes de Morandi suggèrent souvent tout un univers à travers un petit nombre d’objets. Dans des peintures comme Nature morte de 1952, cet univers était Bologne, la ville où il vivait et dont il ne sortit qu’à de très rares occasions.

Les bouteilles, vases et boites de cette œuvre s’assimilent aux toits et aux tours de la ville natale du peintre. Bologne était souvent représentée dans des peintures que Morandi put avoir vues dans la Pinacothèque Nationale de Bologne, comme La Vierge et l’Enfant Jésus avec Saint Pétrone et Sainte Thècle, de Lorenzo Costa (Ferrare, 1460 – Mantoue 1535). La ville en miniature que saint Pétrone soutient dans ses mains révèle le jeu de formes qui configure le profil urbain de la ville et qui réapparaît dans la nature morte de Morandi.

Morandi dut vraisemblablement étudier des paysages urbains similaires sur des toiles d’autres artistes italiens, comme Saint Jérôme dans le Désert, de Giovanni Bellini (Venise, ca. 1430 – 1516). Cette œuvre, qui appartint au célèbre collectionneur florentin Alessandro Contini Bonacossi, est actuellement conservée dans la Galerie des Offices, un musée que Morandi visitait souvent quand il se trouvait à Florence.


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Nicolas Poussin
Self-Portrait (Autoportrait, ca. 1650)
Etching 1800s. Getty Images, Georgios Art

MORANDI, AUTOPORTRAIT (AUTORITRATTO, 1917–19)

REGARD SUR GIOTTO DI BONDONE ET NICOLAS POUSSIN

Au commencement de sa carrière, Morandi produisit un petit nombre d’autoportraits. Le plus connu est celui datant de 1917 – 19 , qui révèle sa fascination pour le genre du portrait tout au long de différentes périodes de l’histoire de l’art.

Morandi se représente lui-même de trois quarts, avec le visage légèrement tourné et les épaules de face. Il s’inspira peut-être pour ce format de l’œuvre de Giotto di Bondone (Vespignano, ca. 1266 – 67/76–Florence, 1337), qui était très admiré par les peintres italiens du XXe siècle.

Peut-être Morandi avait-il pu admirer la toile de Saint Étienne reproduite ici dans le Musée Horne, quand il séjournait à Florence

Le jeu d’ombres et de lumière sur les traits du visage de Morandi suggère aussi une autre source : Nicolas Poussin (Les Andelys, 1594–Rome, 1665) et son Autoportrait de 1650. Morandi ne connut pas Poussin en personne mais assimila probablement cette alternance des ombres à partir de la photo en noir et blanc de cette œuvre qu’il découvrit dans le laboratoire photographique des frères Alinari à Florence. Vous pouvez voir ici une gravure de Poussin avec une thématique similaire



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View of the Botanical
Garden in Paris (France)
Getty Images, RRainbow.

MORANDI, FLEURS (FIORI, 1916)

REGARD SUR HENRI ROUSSEAU

Peindre des fleurs fut une constante dans la pratique artistique de Morandi. Ses Fleurs de 1916 révèlent l’attention qu’il porta aux précédents de ce genre.

Le tableau de Morandi suit de très près l’œuvre de Henri Rousseau (Laval, 1844 – Paris, 1910) Bouquet de fleurs aux reines-marguerites et aux tokyos. Quelques années avant que Morandi ne crée ces Fleurs, une brochure fut publiée en Italie avec une reproduction du Bouquet de fleurs de Rousseau. La palette réduite et l’absence de profondeur de l’œuvre de Morandi nous indiquent que la source de ce tableau n’est pas la peinture originale de Rousseau mais l’illustration contenue dans cette brochure.

Tout comme Morandi, Rousseau ne voyagea qu’à de très rares occasions. La végétation tropicale de ses représentations de fleurs et de paysages, s’inspirait des visites du peintre au Jardin Botanique de Paris, et non pas de voyages dans la jungle. Morandi fit aussi l’expérience de ce paysage à travers le travail de Rousseau.

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Francisco José de Goya y Lucientes
Still Life with Three Salmon Steaks (Tres rodajas de salmón, 1808–12)
Oil on canvas
45 x 62 cm
Oskar Reinhart Collection, Winterthur (Switzerland)

MORANDI, NATURE MORTE (NATURA MORTA, 1956)

REGARD SUR FRANCISCO DE ZURBARÁN À TRAVERS FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES

Comme l’atteste la Nature morte de 1956, les peintures de Morandi représentaient en général une simple disposition d’objets quotidiens. Reprenant ce modeste thème, cette nature morte perpétue la longue tradition de ce genre, qui montre la vie domestique, très souvent centrée sur la cuisine.

Les connexions formelles entre cette œuvre et d’autres scènes de cuisine de peintres comme Giuseppe Maria Crespi (Bologne, 1665 – 1747) et tout spécialement Francisco de Zurbarán (Fuente de Cantos, 1598 – Madrid, 1664), sont manifestes. La palette de marron, gris et blancs évoque les toiles de ces maîtres que Morandi avaient peut-être vues dans des expositions organisées dans des musées italiens.

Morandi redécouvrit des peintres comme Zurbarán à travers les yeux de Francisco de Goya y Lucientes (Fuendetodos, 1746 – Bordeaux, 1828). En 1956, lorsqu’il voyagea à Winterthur (Suisse) pour l’inauguration d’une exposition que le musée d’art de la ville lui avait consacrée, il vit le tableau de Goya, Nature morte aux trois tranches de saumon, qui appartenait à la célèbre collection d’Oskar Reinhart. La théâtralité de l’éclairage de cette nature morte, ainsi que la modestie du thème, suggèrent que Goya partageait avec Morandi son admiration pour la peinture espagnole du Siècle d’Or.

Activités

Foto reflexiones compartidas

Réflexions partagées


- Vision d’expert
Mercredi 8 mai, 18h30
Petra Joos, commissaire de l'exposition

- Concepts clés
Mercredi 15 mai, 18h30
Luz Maguregui, coordonnatrice du Département Éducation

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Foto una mirada fotográfica

Un regard photographique sur les natures mortes de Morandi

Atelier d'initiation à la photographie avec comme invité vedette : la nature morte. Vases, bougies, fleurs, fruits, crânes et le regard particulier que porte l'artiste Elssie Ansareo (dont les œuvres font partie de la collection du Musée) sur l’œuvre de Giorgio Morandi.

Lieu : Bibliothèque du musée

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Foto ciclo de cine

Cycle de cinéma. Après-mid de cinéma "Alla Morandi"

Samedi 25 et dimanche 26 mai

Profitez d'une sélection de chefs-d'œuvre du cinéma, des films dans lesquels l'empreinte de Morandi est évidente, de Federico Fellini à Luca Guadagnino, en passant par Michelangelo Antonioni.

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Ressources

Audioguide et guides adaptés

Audioguide et guides adaptés

Les audioguides, disponibles à l'entrée du Musée, permettent d’approfondir l'information sur les œuvres de chaque exposition.

Consultez auprès du guichet d'Information la disponibilité d'audio/vidéo guides pour les personnes souffrant d'un handicap cognitif, auditif et/ou visuel. 

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Visites Express

Courtes visites gratuites qui favorisent une transmission concrète et dynamique des contenus artistiques. Consultez les thèmes, les langues et les points de rencontre au Guichet Information.

Entrées: activité gratuite comprise dans l'entrée du Musée. Places limitées (minimum 5; maximum 20 personnes, sans réservation préalable et suivant l'ordre d’arrivée)

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